Maître Capela 22 : l’empreinte…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour sa dernière chronique de l’an 13 !

Empreint et emprunt

Oui, cela peut vous sembler incroyable, mais je relève très souvent cette erreur, notamment dans des textes où l’on veut se donner un genre un peu savant ! Et on peut dire que cela discrédite leurs auteurs de manière irrémédiable (j’exagère ? ;-) )…

Emprunt : du latin mutare (échanger). Pour ne pas se tromper, on pense à emprunter.

Emprunt, c’est curieux, désigne à la fois l’action et l’objet : action d’utiliser quelque chose (objet, argent, etc.) qui appartient à un autre et aussi ce quelque chose que l’on utilise et qui appartient à un autre.

Empreint : du latin premere (appuyer en écrasant) qui donnera imprimerie, empreinte, ou prégnant.

Cet adjectif signifie « marqué par la pression » et il s’utilise toujours suivi de « de ».

Exemples : « Ton visage est empreint de colère, peut être veux tu qu’on parle des emprunts que je t’ai faits ? », « La langue française fait, ces derniers temps, de nombreux emprunts à l’anglais. », « Ses traits étaient empreints de gravité. »

Merci Maître Capela et rendez vous vite en l’an 14 pour de nouvelles aventures autour des mots et de la belle langue française…



Maître Capela 21 : la courbe renversée…

Maître Capela 21 : la courbe renversée... dans maître capela maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui, Maître Capella et les mathématiques
Il y a des moments où le français rencontre les mathématiques, et si cela m’effraie un peu, parce que je maîtrise moins les arcanes de cette discipline, dans le cas présent, cela me réjouit.
Le gouvernement s’est fixé comme objectif « d’inverser la courbe du chômage ». Or, si j’en crois Etienne Klein, dont la chronique hebdomadaire sur France Culture est toujours brillante, inverser une courbe ne répond à aucune réalité mathématique. Cette quadrature du cercle est donc impossible à obtenir.

Cette expression a tout simplement été inventée par des conseillers politiques mais ne correspond à rien de concret.

Pourtant, tous nos amis journalistes l’emploient à longueur de bulletins d’informations, et chaque auditeur semble comprendre très aisément de quoi il s’agit.

On pense à Franck Lepage 
https://www.youtube.com/watch?v=9MCU7ALAq0Q&list=PLDFAAE1702CB25D95 et 
plus précisément au passage situé à 1h45 de la vidéo.

Méfions nous donc de ces mots creux qui nous emberlificotent !

Etienne Klein sur France Culture :
http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-etienne-klein-0



Maître Capela 20 : la belle majuscule…

Maître Capela 20 : la belle majuscule... dans maître capela maitrecapello11

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui « le bon usage de la majuscule »

« De l’usage des majuscules dans la langue française, et plus précisément en ce qui concerne les pays, les langues et les nationalités :
Dans la langue française (en minuscule), il convient de mettre des majuscules aux noms des pays et au nom des habitants de ces pays « Les Japonais sont les habitants du Japon ».
En revanche, il n’y a pas de majuscule lorsqu’il s’agit de la langue « Je parle japonais couramment » ou d’un adjectif « J’adore la cuisine japonaise ».

Nous reviendrons sur les majuscules dans un prochain billet.

Et comme on a reproché à Maître Capela la complexité des pluriels dans l’écriture des chiffres (comme si elle y pouvait quelque chose…), vous noterez son effort louable pour vous proposer une règle et des exemples simples aujourd’hui !

Bien évidemment, cette règle est controversée, sinon ce ne serait pas drôle…« 

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours…



Maître Capela 19 : comment libeller correctement vos chèques…

Maître Capela 19 : comment libeller correctement vos chèques... dans maître capela maitrecapello111

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui « Comment libeller correctement vos chèques »

« Combien de fois le doute vous a-t-il taraudé à l’instant d’écrire en toutes lettres et en bon français le chiffre que vous aviez si bien su écrire… en arabe !

Alors une fois pour toutes, retenez ces petites règles, vraiment pas simples, je vous l’accorde :

=> « mille » est invariable

=> « cent » et « vingt » prendront la marque du pluriel seulement s’ils sont multipliés par un nombre et qu’ils ne sont pas suivis d’un autre adjectif numéral :

Ex. : six cents euros ; six cent vingt quatre euros, quatre cent quatre vingt deux, quatre cent quatre vingts.

Attention :

Lorsque vingt et cent sont employés dans des nombres ordinaux, ils demeurent invariables.
Ex. : Ouvrez votre manuel à la page quatre cent quatre-vingt.

Pour vous entraîner, nous vous conseillons de faire quelques dictées de nombres. Voilà de quoi occuper fort utilement les longues soirées d’automne ! »

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours…



Maître Capela 18 : soi-disant…

Maître Capela 18 : soi-disant... dans ceci n'est pas soldé maitrecapello11

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui l’expression « soi-disant »

« Il particulièrement irritant de trouver cette expression orthographiée à toutes les sauces -que nous ne reprendrons pas ici de peur de vous les voir enregistrer- en lieu et place de sa belle et juste manière.

C’est pourtant simple, puisque « soi-disant » signifie littéralement « disant de soi-même », donc « autoproclamé » ou encore « qui se prétend ainsi ».
De plus, pour plus de facilité encore, elle est totalement invariable dans son acception moderne.

Cette expression intéressante recèle une part d’esprit critique puisqu’elle instille un léger doute quant au bien fondé de ce jugement comme dans l’expression « ce soi-disant docteur ».

Par ailleurs, une petite polémique oppose les linguistes, certains défendant l’idée que « soi-disant » ne peut être rattaché qu’à la personne concernée par l’adjectif ou du nom qui le suit, le sujet se prétendant lui même quelque chose ou quelqu’un (comme dans l’expression « un soi-disant acteur »), alors que d’autres pensent qu’il peut être utilisé pour faire part d’un jugement émanant d’un tiers (comme dans l’expression « le soi-disant coupable »).

Vous le voyez, la langue française offre aussi son lot de doute, certainement inhérent à la nature humaine… !« 

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours…



Maître Capela 17 : tout cela est insensé…

Maître Capela 17 : tout cela est insensé... dans ceci n'est pas soldé maitrecapello11

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Êtes vous censés ou sensés ?

« censé » s’orthographie avec un c dans l’expression « être censé faire quelque chose ». En effet, « censé » est synonyme de « être supposé » et il est toujours suivi d’un infinitif.

Exemple : « Nul n’est censé ignorer que les 27 et 28 avril prochains, il y a de supers concerts à l’Onyx. »

Vous serez donc sûrs de devoir écrire « censé » quand vous pourrez directement remplacer ce mot par « supposé ».
« sensé » s’écrit avec un s quand il s’agit de l’adjectif qui signifie « qui a du bon sens, qui est réfléchi ».

Exemple : « Une personne sensée ne manquerait pour rien au monde les concerts des 27 et 28 avril prochains à l’Onyx.«  

Vous serez donc sûrs de devoir écrire « sensé » quand vous pourrez directement remplacer ce mot par « éclairé ».

Comment ça je fais du bourrage de crâne et je profite honteusement de la tribune qui m’est offerte pour faire de la publicité ? Décidément, vous voyez le mal partout !

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours… 



Maître Capela 16 : curiosité linguistique…

Maître Capela 16 : curiosité linguistique... dans les mots élégants maitrecapello11

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui : “curiosité linguistique…”

Et voilà, tout s’éclaire et la vie est belle avec les petits trucs de Maître Capela…

« En français, ce que l’on nomme le genre (caractère masculin ou féminin d’un mot) n’est pas si évident que ça. En effet, trois mots ont la particularité d’être masculins au singulier… et féminins au pluriel : amour, délice et orgue

exemples :
- un amour éternel
- des amours éternelles

- le délice voluptueux
- les délices voluptueuses

- l’orgue impressionnant
- les orgues impressionnantes

Mais attention, pour l’amour, la règle n’est valable que lorsque le mot signifie « relation amoureuse ». L’explication de ce « changement de sexe » ? Les poêtes, sans doute, qui inventent sans cesse de nouvelles formules pour tenter de communiquer les sentiments.

Et voilà, avec des bisous ! »

 

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours… 



Maître Capela 15 : le conditionnel du futur…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela !

Aujourd’hui : “le conditionnel du futur…”

Il m’est de plus en plus difficile de voir les conditionnels se confondre avec les futurs -et vice versa- à la première personne du singulier, alors qu’il y a un moyen très simple de savoir définitivement s’il faut oui ou non un « s » après le « ai ».

Il suffit de conjuguer la phrase à la 2e personne et on voit immédiatement la différence : si l’on a envie de terminer le verbe par « as », il s’agit d’un futur, si c’est par « ais », c’est un conditionnel ! Exemples : « Je souhaiter? vous présenter ma candidature » devient « Tu souhaiterais » à la deuxième personne, donc terminaison « ais » à la première personne. « Je viendr? te voir la semaine prochaine »  devient « Tu viendras » à la deuxième personne, donc terminaison « ai » à la première personne.

Et voilà, tout s’éclaire et la vie est belle avec les petits trucs de Maître Capela…

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours… 



Maître Capela 14 : étant donné…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable Maître Capela !

Aujourd’hui : “étant donné…”

Voici le retour de Maître Capela, chargée par l’illustre auteur de ce blog de châtier votre langage.

Aujourd’hui l’expression « Etant donné ».

La difficulté consiste à noter que le  participe passé « donné » est invariable quand il précède le nom auquel il se rapporte.

On doit écrire : « Etant donné les nombreux mails de relance de Christo, me voici enfin de retour. »

En revanche, on accordera le participe passé si « étant donné » succède au nom auquel il se rapporte.

A bientôt pour une nouvelle chronique aussi courte que suffisante !

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours… 



Maître Capela 13 : rebattre ou rabattre…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable Maître Capela !

Aujourd’hui : « rebattre et rabattre »

On confond souvent, et plus précisément lorsqu’ils sont employés dans des expressions, ce deux verbes pourtant très différents.

Rebattre, c’est battre une deuxième fois ce qui a été battu. On dit « rebattre les oreilles » (et non pas rabattre), ce qui signifie « lasser en répétant sans cesse la même chose ». Par exemple : « Je ne supporte plus qu’on me rebatte les oreilles avec des polémiques stériles sur le bio ».

Rabattre, c’est l’idée de ramener vers le bas (rabattre un arbre, c’est le tailler pour l’abaisser ; en rabattre, c’est revoir quelque chose à la baisse…) ou ramener vers un endroit (rabattre du gibier). On dit « rabattre le caquet » (et non pas rebattre), ce qui signifie au sens propre « faire baisser ou taire le gloussement de la poule », et plus largement « faire taire quelqu’un, ou lui faire abandonner ses critiques et prétentions, le remettre à sa place, lui clouer le bec ».

Par exemple : « Il ridiculisait les acheteurs de bio, arguant que le « vrai bio » n’existe pas, elle lui a rabattu son caquet en lui rétorquant qu’il était bien placé pour critiquer, lui qui n’avait aucune éthique dans ses consommations ».

Mille mercis Maître Capela et à dans une semaine au pire dans 15 jours… 



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