Tàpies, ocre, marron et blanc…

Tàpies, ocre, marron et blanc... dans ceci n'est pas soldé TAPIES-Ocre-marron-et-blanc-aux-quatre-19724

Tàpies, 1972

… tristesse, Antoni Tàpies est né le 12 décembre 1923 à Barcelone en Espagne disparaît en ce début de février 12. Enfant étrange et fragile,  il commence à dessiner et à peindre très tôt. Il fait des études de droit (1943-1946) et de dessin (Académie Valls, 1944) à Barcelone. De 1948 à 1951, il est cofondateur du groupe et de la revue Dau al Set (en catalan : la septième face du blé), mouvement constitué pour lutter contre l’apathie intellectuelle de l’Espagne d’alors. Marqué par la guerre civile espagnole, protestant de l’intérieur contre Franco, il ne conçoit « l’artiste qu’en pleine aventure« . Il disparaît en laissant derrrière lui un univers immence de projection et matière. Ces dernières années ils concevait ses oeuvres comme des manifestes faits d’objets de récupération…

Il disait aussi de belles choses : « La valeur d’un artiste réside dans la somme complexe d’idées, de sentiments, d’exemples (parfois mauvais) qu’il réussit à communiquer. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait parfois à coeur de se montrer dans sa parfaite nudité ; à travers son oeuvre mais aussi dans toutes ses conduites, dans toutes ses expressions y compris l’expression verbale. Peut-être cet ensemble représente-t-il sa véritable oeuvre. Et ses tableaux, ses sculptures ou ses poèmes, oeuvres « partielles », deviennent beaucoup plus intelligibles dans la perspective de cet ensemble complexe. »  Antoni Tàpies.

Bon voyage Mister Tapièes au pays des couleurs et des émotions picturales et autres…



la petite phrase d’un tag parisien : partout l’esthétique…

la petite phrase d'un tag parisien : partout l'esthétique... dans la petite phrase paris

photo, christo, Paris 13ème, 27 janvier 12

… dans le 13ème arrondissement de Paris, un tag inspiré me dit ceci :

« … l’éthique c’est l’esthétique du dedans… »

Bien dit l’ami tagueur…



Nanni Moretti président…

Nanni Moretti président... dans ceci n'est pas soldé nanni-moretti

… et oui cela sera bien le génial cinéaste Nanni Moretti, le président de… (à suivre)



la petite phrase de legor gran : la dominante du bio…

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… cette semaine la petite phrase de Legor Gran écrivain tonitruant dont je suis en train de lire son dernier et jubilatoire opus :

« J’aime les livres. Non seulement ils se recyclent moins bien que le papier journal, mais leur empreinte carbone est terrifiante. Il faut les imprimer, les transporter aux quatre coins de la France, renvoyer les invendus, passer au pilon : carbone, carbone, carbone. Ils salissent tout sur leur passage. Les livres compromettent la survie des générations futures, et c’est pour ça que je les aime ».

Legar Gran, écrivain bio décapant in « L’écologie en bas de chez moi », P.O.L., 2011

legor-gran-150x99 dans idées cadeaux



la petite phrase d’olivia rosenthal : mais que font-ils ?

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rennes finlandais au pays des lapons

… et voilà que noël arrive à grands pas et une question se pose mais que font les rennes avant noël ? Olivia Rosenthal pose une autre question tout aussi cruciale, mais que font les rennes après noël. Voici un livre difficile à classer, et c’est cela qui est merveilleux, à la beauté étrange et à la narration sans cesse hachée et séquencée. De nombreuses très belles phrases parmi lesquelles il est bien difficile d’en choisir une. En voici une autour du thème des essais sur les animaux, tout le monde est par principe contre l’idée et pourtant c’est étrange manger de la viande serait encore plus cruel !

« L’éthique c’est compliqué parce qu’il y a une projection anthropomorphique très forte sur les animaux familiers, mais en même temps statistiquement le nombre d’animaux utilisés dans les expériences est très faible par rapport au nombre de ceux que l’on mange. Dans notre vie, pour l’ensemble des pratiques de recherche, ça représente environ une souris et demie et la moitié d’une rat ».

Olivia Rosenthal, écrivaine décalée, Que font les rennes après noël ?, éd. Verticles, page 130



éric laurrent et la belle phrase sans fin…

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éric laurrent, chez lui en 2005

… et voilà une bonne nouvelle en ce début de semaine, Eric Laurrent, un écrivain dont j’aime beaucoup l’univers, le style et l’élégance est primé ces jours-ci. Voici son très beau texte pour la circonstance.

Lauréat du prix Wepler-Fondation La Poste pour Les découvertes, Eric Laurrent a prononcé un discours de réception plein d’humour. En une seule phrase, s’il vous plaît. 

 

« Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, 

Je ne vous dissimulerai pas ma surprise, non d’être ici parmi vous ce soir, attendu que je suis un vieil habitué de la remise du prix Wepler-Fondation La Poste, cérémonie à laquelle je me flatte de m’être rendu chaque année depuis sa création il y a maintenant quatorze ans et où je me fusse, quoi qu’il en fût, trouvé de nouveau cette année, quand bien même mon nom ne serait point apparu parmi les heureux sélectionnés de sa promotion 2011, non seulement assuré d’y revoir quelques amis et connaissances, mais désireux par ma modeste présence de soutenir, fût-ce discrètement, une flûte de champagne à la main, une coquille d’huître dans l’autre, une conception exigeante de la littérature, somme toute peu éloignée de la mienne (ce qu’atteste, si besoin en était, la liste des anciens lauréats, laquelle compte nombre d’auteurs dont j’estime grandement le travail, à commencer par mes illustres camarades de publication Eric Chevillard et Laurent Mauvignier), mais de me trouver là, devant vous, seul ou presque sur cette estrade, à la croisée de tous les regards, en qualité de récipiendaire, n’ayant jamais, en vérité, visé ni même rêvé à quelque prix littéraire que ce soit, par indifférence aux honneurs et dédain pour toute distinction tout d’abord, par lucidité ensuite, conscient que je suis (et ce discours en offrira une nouvelle fois l’illustration) du caractère bien souvent rébarbatif de mon écriture précieuse et contournée, qui réclame sans doute au lecteur plus d’efforts qu’il n’est accoutumé à en fournir en règle générale et en a exaspéré, en exaspère et en exaspérera sans aucun doute encore plus d’un, et que, me disais-je tout au long de sa rédaction, rendrait davantage exaspérante, car plus saillante, le sujet très personnel, intime même, de l’ouvrage qui me vaut d’être devant vous ce soir, soit l’éducation plus sexuelle que sentimentale d’un jeune garçon qui emprunte beaucoup à mes traits, dont, sinon pour moi, qui ai pris grand plaisir à l’écrire, l’intérêt pour autrui m’échappait et continue de m’échapper encore, de sorte qu’il serait en définitive plus exact de parler de stupéfaction que de surprise pour qualifier l’état second qui est le mien tandis que je m’adresse à vous et du fond ouateux, embrumé, torpide mais pas désagréable duquel je voudrais nonobstant vous remercier de m’avoir écouté et, plus chaleureusement, exprimer à mesdames, mesdemoiselles et messieurs les jurés ma vive reconnaissance – et, plus que cela même, mon éternelle gratitude », Eric Laurrent, 14 novembre2011.

Eric Laurrent et ses découvertes…

… beau, plein d’auto-dérision et surtout magistralement écrit… la petite phrase longue et sans fin, l’art des mots élégants à son sommet, comme j’aimerai tant lui ressembler…



la petite phrase de Béla Bartók : évolution sans révolution…

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 … hier soir j’ai assisté à un concert de l’ONBA jouant le (sublime) Concerto pour orchestre de Béla Bartók et je me suis souvenu de ses brillants propos pour parler de sa musique et de son processus de composition, comme par exemple la petite phrase suivante :

 » Dans l’art on peut concevoir des développements rapides ou lents. C’est essentiellement une affaire d’évolution, pas de révolution. »

Béla Bartók, compositeur et musicien moderngraphe

Un extrait ici…



la petite phrase de Karl Lagerfeld : les bijoux de valeur, ça doit traîner…

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… cette semaine la petite phrase désinvolte et brillante du grand couturier Karl Lagerfeld :

« … j’aime la désinvolture et le non-respect, même avec les chose de grande valeur du XVIIIème siècle. Si vous n’avez pas cette attitude-là, vous ne devriez pas posséder ces pièces. C’est comme les gens qui laissent leurs bijoux au coffre et ont peur. Ça veut dire qu’ils n’ont pas les moyens de les avoir. Les bijoux de valeur, ça doit traîner ».

Karl Lagerfeld, couturier créateur si rive gauche, in AD, septembre-octobre 11



la petite phrase de Vincent Darré : la vie pyjama…

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… cette semaine la petite phrase du designer Vincent Darré :

 » Le matin, je traîne au lit le plus longtemps possible ; j’y passe mes coups de fil professionnels. Mais comme je n’arrive pas à dessiner allongé, je glisse ensuite à mon bureau, la pièce d’à côté ! Je reste en pyjama ; cela me donne l’impression de ne pas travailler… »

Vincent Darré, créateur de mobilier dadaïste, in AD, janvier 11

La maison darré ici…

 



la petite phrase de nicolas fargues : le deuil solaire…

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Cette semaine la petite phrase de Nicolas Fargues, romancier dont je dévore actuellement le très beau et dense dernier livre : 

« Mes personnages portent en eux tellement de mes peurs et de mes interrogations qu’il serait ridicule de dire qu’ils me sont étrangers. » « À la différence près, précise-il aussitôt, que j’ai tendance à m’assombrir beaucoup dans mes livres. En particulier dans celui-ci où, par le biais du deuil qu’il connaît, j’ai radicalisé le propos de mon narrateur. » 

Nicolas Fargues, écrivain père et fils, Tu verras, P.O.L., février 11

tu verras de nicolas fargues, ici un peu plus…



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