mon dieu que j’aime les avatars…

http://www.dailymotion.com/video/k7tqNI4j7grqy4CPjU

 

… après quelques semaines d’écoute je suis certain qu’Avatars de William Sheller est un très beau et très grand album (sortie en octobre 2008). Je sais pourtant que ce sentiment n’est pas partagé par certains de mes amis. Je crois savoir pourquoi même si cette explication n’a rien de scientifique. En effet, généralement, on aime qu’un artiste nous (re)produise à l’identique son travail tant aimé (cd, livre, film…). Bien sûr nous ne nous le disons pas, ce processus est inconscient… mais pour autant nous souhaitons que le nouveau travail de l’artiste soit le même sans être le même, en plus, en mieux, en autre… mais à la fin le même du même… un copié-collé des plus artistiquement acceptable. Et j’avoue être aussi dans cette logique rassurante. Souvent cela fonctionne d’ailleurs très bien (quoique parfois cela s’épuise comme pour Vincent Delerm par exemple, qui fait du Delerm à la sauce Delerm, du Delermien très apprécié !). Parfois certains artistes ne rentrent pas dans cette dynamique et font leur parcours à côté… Ainsi, William Sheller est de cela…et cela devient sublime (Un homme heureux), relativement raté (Albion), osé et grandiose (Ailleurs) ou décalé et lyrique (les machines absurdes et Avatars). J’aime ce chemin singulier et cette surprise permanente. Dès lors, on ne peut pas se contenter d’une écoute zapping, furtive… mais pleine, sereine, intense, attentive… Avatars est de ce monde… 

Nous sommes au moins deux à partager cet avis, en effet, Mister Cui Cui me fait cadeau de la chronique qu’il réalisa début décembre pour Wag Magazine :

« Derrière son avatar humoriste William Sheller, mi homme mi animal mystique s’amuse de son image. On reconnaît ses mélodies lyriques, ses envolées symphoniques d’une prouesse exquise acquise avec sa formation de musicien classique. L’influence jazz a laissée place à celle d’une pop rock des années 60-70. Farouche féru des Beatles, de Procol Harum plus confidentiel, il met en balance ces sonorités anciennes avec des thèmes d’actualité. Curieux par ce monde virtuel qui s’impose à la vie réelle, ces arabesques vocales s’immiscent dans le courant tonique de cascades musicales. Sibylline, onirique et mélancolique l’écriture de William Sheller inspire l’écoute, l’émotion, le partage. A savourer sous un masque, heu…un casque ».

Mister Cui Cui, décembre 08

Merci de cette chronique… et vivement les fêtes de fin d’année, une cheminée et Avatars en boucle sur nos belles chaînes stéréophoniques…

 



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