le silence de Dieu…

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photo, Gb, septembre 08

Cette semaine j’ai l’honneur d’accueillir comme invité libre l’ami Gb photos qui revient sur un fait d’actualité sur lequel je n’aurais su m’exprimer aussi bien et de manière si argumentée. Voici donc un texte bienvenu ici et avec lequel je partage la totalité des idées avancées… une sorte de communion de pensée… sans préméditation.. à vous de juger : 

« Ils sont tous là. Il est venu avec son aube blanche, mais il ressemble plutôt à un cadre supérieur d’une multinationale en train de péricliter. La foi ne se vend plus. Le marketing est usé. Et ils ont beau encore mettre plus d’argent, inviter les présidents de la république qui se laisse inviter, mettant en pièce un siècle de laïcité, rien y fait, les Églises sont désertes. Notre Pape a daigné de sa présence bénir la France. Il a donné un discours sur l’argent qui pourrit tout, dans un endroit qui s’appelle les Bénédictins, à Paris. 30 millions d’€ de travaux pour 1200 m² au cœur de Paris, dans le très sélect quartier Rive Gauche. Est-ce du cynisme ? Je me suis posé, à cet instant, cette question quand dans sa Mercedes XSLS , fauteuil en cuir moelleux, vitres teintées, notre Saint Père le Pape rejoignait son hôtel étoiles.Je n’ai rien contre la religion, bien au contraire. Comme espérer quand on ne voit que l’ombre d’un désert qui avance. Quel espoir avoir quand du Bengladesh au sommet de Calcutta, il n’y qu’a espérer que demain soit un jour où l’on pourra manger. Je les comprends, là, priant un Dieu Silencieux de leur apporter le pain quotidien. Quand on naît avec rien, que l’on avance avec rien, comment ne pas croire que l’on paie ici bas le prix de l’enfer pour atteindre le Paradis. « Bienheureux les pauvres car le royaume des cieux leur ait acquis » est dit dans l’ancien testament.

Mais chez nous, tout a une autre symbolique. Nous, qui avons tout, et qui désespérons de ne pas voir assez, nous voilà pris au piège. Une femme politique a dit « Aimez-vous les uns et les autres, ou disparaissez » Oui, on pourrait dire que c’est démagogique, oui, on peut tout dire. Mais à voir les caciques, les éléphants, imbus de leurs egos, rire de ce prêche, je me disais que décidément on était tombés bien bas. Maintenant, il faut rire du mot aimer. C’est tendance. C’est dans l’air. Celui du mépris. Et le Pape, lui, qui devrait nous guider, se lance dans une diatribe sur les divorcés, les femmes qui ont perdu leur hymen parce qu’elles ont aimé, les homosexuels qui salissent jusqu’au nom de Dieu en étant à ce point blasphématoire. Moi, Monsieur le Pape, c’est vous que je trouve blasphématoire. Comment osez-vous, lors d’une messe devant 200 000 personnes dire « Pardonnez nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » puisque vos homélies, de fait, mettent au banc des hommes et des femmes qui ont choisit de vivre différemment et que vous offensez. De l’ancien testament, de Caen à Abel, il n’est question que de Pardon. Et vous, vous ne pardonnerez rien…..

Alors, je serais impie, je brûlerais sur l’échaffaud, mais je ne pénétrerais plus dans votre multinationale au cent mille clochers de France, je ne marcherais plus dans ces nefs à la gloire de votre Dieu, et je n’aurais de cesse de me retourner, car passant la voûte de vos églises, quand vos portes sont ouvertes, dehors je vois la lumière. Oui, je sais, je risque l’enfer pour l’éternité.  Mais ne connaissant de Dieu que son silence assourdissant, au moins, je ne redoute pas l’enfer,  je le connais déjà si bien ».

Gb, septembre 08

Merci encore cher Gb pour ce texte à l’énergie salvatrice des mots comme rebellion nécessaire. La semaine prochaine j’espère avoir le grand plaisir d’accueillir ici Francky01 de MusiketCultures (il faut que je pense à le lui dire !)… à très vite donc…

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