je dis quizz 13… la forme essentielle…

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… après quelques turpitudes le jeu de la semaine (ou presque) revient enfin ! Et cette semaine, Je dis quizz 13 vous invite à trouver ce qui se cache derrière ce très bel objet, si élégant, si léger, si chic, si christorama style…

… en définitive, c’est quoi, c’est en quoi et cela sert à quoi ?

Vos réponses ici pour le délire ou plus sérieusement sur christo.malabat@infonie.frpour gagner un cadeau surprise made in christo… Sur simple demande, quelques indices peuvent être communiqués aux participants… à vous de voir… Bonne chance à tous…

ps : dans la série Je dis quizz 12… seul l’ami Gb a joué et trouvé la bonne solution (des néons dans un tunnel d’autoroute espagnol)… il mérite un petit cadeau personnel que je ne manquerais pas de lui concocter très vite…



le sac de thomas gornet dégueule…

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photo, thomas gornet, janvier 08

… quel plaisir de recevoir ce jour comme Invité libre l’ami Thomas Gornet que j’ai rencontré suite à la lecture de son très beau premier roman pour jeunesse « Qui suis-je ? » (L’école des loisirs, 2006). Depuis nous avons une correspondance épistolaire via le net. Voici donc le cadeau que nous offre Thomas G… Merci encore l’ami

Mon sac dégueule
Il fait la gueule
Trop c’est trop
Jamais deux jours au même endroit
Toujours dans le train
Entre deux rails
Y’en a marre

Se préparer, jouer, remballer, partir, arriver, se préparer, jouer, remballer

N’être pas chez soi
L’être un peu
Un peu partout
Jamais vraiment nulle part

Et puis
Ecrire
Depuis peu
Trop peu
Mais quand même
Terminer le deuxième
S’angoisser du troisième
Déjà

Et les idées de mise en scène arrivent
A mesure que l’argent n’arrive pas
Avancer
Tout de même

Et être amoureux
Par dessus tout
Le rester
A jamais

thomas gornet

… la semaine prochaine j’aurais le plaisir d’avoir pour invité libre Chris la toulousaine… une amie qui me veut du bien…

 



dépression made in France…

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Cette semaine Miss Trotinette lit la presse sérieuse pour vous et moi et nous trouve un article bien charpenté qui lui fait aimé (un peu pas trop longtemps…) Régis Debray… quand le monde est intelligent et réfléchi… tout devient possible. Voici donc le Malaise dans la civilisation selon Régis Debray :

« L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement protégé par l’espérence. » 

Qu’en auraient pensé, devant le peloton d’exécution, Jean Cavaillès, Marc Bloch, Jean Prévost, Léo Lagrange ? Ils avaient assez de foi en eux pour hausser les épaules. Mais du temps oùil y avait une gauche en France, cette injure – dans la bouche d’un président de la République – eût mis un million de citoyens sur le pavé. Une « politique de civilisation » ? Certes, mais laquelle ? Chacune se définit par sa façon de souder ou de distinguer le temporel et le spirituel. Des Eglises libres de l’Etat, dans une nation élue, comme aux Etats-Unis, ce n’est pas un islam inféodé àl’Etat, comme en Turquie, ni un Etatlibre des Eglises, comme en France, fille de sainte Geneviève et de Diderot. Après d’heureux aperçus sur le considérable apport du christianisme, le discours du Latran a dérivévers une falsification de notre état civil. Et la prière psalmodiée dans la capitale du fanatisme, Riyad, louant Dieu comme « le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes », oublie que le Dieu unique a étéautant cela que son contraire. 

C’est entendu : si aucune civilisation ne peut vivre sans valeur suprême, le temps est passé des messianismes de substitution qui demandaient àun accomplissement politique de pallier mort et finitude. Une république laïque n’a pas à promouvoir une quelconque Vérité, révélée ou « scientifique ». Mais que notre chose publique, par une chanceuse exception, se soit affranchie, en 1905, des religions établies ne la réduit pas àune courte gestion de l’économie, notre intouchable état de nature. Enracinédans l’instruction publique, le projet républicain d’émancipation a sa noblesse. Il y a un code des libertés publiques, mais la Fraternité n’est pas réglementaire. C’est une fin en soi, qu’on peut dire transcendante, sur laquelle peuvent se régler pensées et actions. 

Tout citoyen à la recherche de ce qui le dépasse se verrait enjoint de regarder l’au-delà ? Cela revient à délester la République de toute valeur ordonnatrice. Il y a loin de l’enseignement laïque du fait religieux, que j’avais recommandé, que l’Assemblée nationale a approuvé, à ce détournement dévot du fait laïque. Notre propos n’était pas d’humilier l’instit pour vanter l’iman ou le pasteur. Mais d’étendre les Lumières jusqu’au « continent noir » des religions, non de les abaisser. Encore moins de les éteindre. « La mystique républicaine, disait Péguy, c’était quand on mourait pour la République. La politique républicaine, c’est quand on en vit. »Cette dernière ne sera pas quitte envers la première avec une gerbe de fleurs le 14-Juillet ou une belle envolée quinquennale. Faut-il, parce que les lendemains ne chantent plus, remettre aux détenteurs d’une Véritéunique le monopole du sens et de la dignité? Entre la high-life et la vie consacrée, il y a le civisme. Entre le top model et SoeurEmmanuelle, il y a l’infirmière, l’institutrice, la chercheuse. Entre l’utopie fracassée et le Jugement dernier, il y a ce que l’on se doit à soi-même, à sa patrie, à autrui, àl’éthique de connaissance, au démon artistique. Ces transcendances-là, qui se conjuguent au présent, sans dogme ni magistère, ne sont pas les seules, mais elles ont inspiréMarie Curie, Clemenceau, Jean Moulin, Braque, Jacques Monod et de Gaulle (dont la lumière intérieure n’était pas la religion, mais l’histoire). Etaient-ce des professeurs de nihilisme ? Dans le rôle du mentor et du liant entre factions, la franc-maçonnerie des rich and famoussemble avoir remplacécelle des loges radicales d’antan, moins flashy mais plus éclairante. Faut-il, parce que le Grand Occident succède au Grand Orient, réduire le gouvernement àune administration, la scène nationale àun music-hall et la foi religieuse au statut de pourvoyeuse d’espérance aux désespérés ? Après l’opium des misérables, l’alibi des richards ? Les vrais croyants méritent mieux.  Au forum, la frime, àl’autel, l’authentique ? Dieu pour les âmes, l’argent pour les corps, ceci compensant cela. C’est l’idéal du possédant. Ce cynique équilibre entre indécence matérialiste au temporel et déférence cléricale au spirituel soulagerait nos élus de leurs obligations d’instruire et d’élever l’esprit public en payant d’exemple. Ce grand écart est possible dans un pays-église, formé au moule biblique, oùneuf citoyens sur dix croient en l’Etre suprême et oùl’Evangile peut faire contrepoids au big money. La France, oùun citoyen sur dix reconnaît l’Inconnaissable, n’est pas la « One Nation under God« . Les civilisations ne se délocalisent pas comme des stock-options ou des serials télévisés – anglicismes désormais de rigueur. Fin des Chênes qu’on abat, à La Boisserie, face à la forêt mérovingienne. « S’il faut regarder mourir l’Europe, regardons : ça n’arrive pas tous les matins. – Alors, la civilisation atlantique arrivera… »Encore une prophétie gaullienne confirmée ? Le divin atlantisme désormais àl’honneur donne congé à une tradition républicaine biséculaireau nom d’une tradition théodémocratique inexportable

L’actuel chef de l’Etats’est donnédix ans pour rattraper le retard de la France sur la « modernité« , nom de code des Etats-Unis, passés maîtres des arts, des armes et des lois. Et voilà que, sur un enjeu crucial oùnous avions de l’avance sur la Terre promise des people, un born-again àla française nous mettrait soudain en marche arrière ? Bientôt la main sur le coeur en écoutant La Marseillaise

Les lapins, faute de mieux, feront de la résistance ». Le Monde, 24 janvier 08

… très belle trouvaille Miss Trotinette, cela nous rassures il y a des hommes politiques dans notre pays qui pensent (pas trop mal)… cela fait réfléchir, je ne suis pas sur que cela augure d’un avenir rayonnant… mais penser les mots et les idées c’est déjà plus que la barbarie et l’animalité… A la semaine prochaine pour que nos oreilles et nos yeux soient toujours aussi ouverts… pour ne pas sombrer dans le mou…



pourquoi aimer Olivier Gallis ?

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… dans l’univers des jeunes chanteurs pop bordelais il est parfois important et nécessaire de s’intéresser à quelques univers singuliers qui accrochent et agrippent les oreilles, les tempos, les mots et nous invitent à autre chose. Dans ce monde de confrontation des émotions musicales des uns et des autres, de l’artiste et le mélomane, Mister Olivier Gallis est une invitation agréable…

Découvert début 2007, vu plusieurs fois sur scène, écoutes nombreuses de ses chansons et l’impression familière de partager un monde imaginaire similaire fait à la fois de souffles littéraires et de cinématographies épiques. Entre chien et loup ou clair obscur, le voyage est immédiat, des personnages sorties de la littérature slave, aux destins singuliers, emprunts de solitude, des contes d’adultes aux ambiances dépressives, le temps est perdu, les amours envolées, le chemin boueux… le rêve panoramique mais irréel. La voix est belle, grave et sombre, blues  et pop… elle dépeint l’intimité comme un paradoxe, les arrangements simples vont à l’essentiel, des notes subtiles sur un piano, des accords sur une guitare, seul ou bien accompagné (Vincent Mouchès à la guitare). Le climat est total et la cheminée apparaît lorsque l’on ferme les yeux. Olivier Gallis ou le ménestrel de notre époque. En plus et cela ne gâche rien à l’affaire le personnage, jeune homme élégant évoque les dandys du 19ème siècle, le verbe bien posé, l’attention charmeuse… un creuset de plaisir à écouter, à voir, à aimer… en concert (le personnage est un peu distant comme son univers musical), autour d’une bière raffinée, sur disque, dans nos esprits… Voilà pourquoi j’aime beaucoup l’univers d’Olivier Gallis… mes oreilles ont entendus que je n’étais pas le seul… partageons ce qui nous fait du bien…

D’autres sont à repérer dans cette nouvelle, émergente et j’espère en devenir, scène pop bordelaise… Jade, Egon, Corde Brève… pour d’autres évocations plus ou moins lointaines.

un bout de l’univers d’Olivier Gallis ici

Olivier Gallis, Lettre à Olga :



un tableau noir affectivo mnésique…

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photo, christo, janvier 08

vous savez peut-être que la maison est en travaux constant, décoration progressive des certaines pièces jusqu’alors en jachère (wc, cuisine, salle de bain…). En ce moi de janvier Mister Cui Cui et moi-même sommes très actifs autour de l’éffacement progressif de l’ancienne cuisine aménagée version chapeau de gendarme et couleur chêne clair au profit de ligne plus épurées de couleurs Havane… Notre labeur prend fin ou presque… en voilà une preuve non figurative, un mur magnétique et tableau noir, ambiance école primaire à l’époque ou la craie avait encore une forme, une texture, un bruit, une poussière… Quelques objets pense amis, pense quotidien, pense bête… : une carte postale de Miss Gridoux pour nous souhaitez ses bons voeux, une photos de nos, amis de Philadelphie (Hi Lisa and Andy !), un bon de réduction pour une lessive (tout est quotidien mes amis), un pass ciné de télérama que je pense nous n’aurons pas le temps d’utiliser d’ici sa fin de validité (nous sommes trop pressés c’est un danger !), un mot pour ne pas oublier un produit ménager (tout est quotidien bis)… Le début de l’utilisation de ce nouvel objet mémo affectio sensitif tableau aux magnets ronds et élégants de nos amis de la petite maison jaune… Si vous m’écrivez vous aurez suivant la qualité de votre carte poste l’honneur de vous retrouver épinglé sur ce tableau pour quelques heures, jours ou semaines cela dépendra de mon (notre) humeur… Affections du dimanche à vous tous…



enjoy Morcheeba forever…

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pour un vendredi un peu ralenti… rien de tel qu’un extrait du nouvel album Dive deep de Mocheeba en écoute intégrale : ici c’est beau…

 

on y trouve de très beaux et doués invités : « Guests on Dive Deep range from established names such as acclaimed singer-songwriter Judie Tzuke, to relative newcomers Thomas Dybdahl from Norway, rapper Cool Calm Pete, and Manda, a French singer who contacted the Godfreys via Myspace, admitting it was her dream to sing with Morcheeba ».

 

… doux moments, à partager évidemment… et le plaisir permanent jusqu’au 22 mai avec leur venue à Bordeaux (théâtre Fémina)… Youpi !!!



dire dit-elle…

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photo, nadS, janvier 08 

… quel plaisir de recevoir ce jour comme Invitée libre l’amie nadS de Lormont qui nous offre un texte à l’intimité retrouvée, très durassien comme j’en raffole… près d’India song un barrage contre l’oubli… quel ravissement sont les mots pour elle, vous et moi… plaisir de les lire, redire, lire, relire, dire, redire… aimer les mots, aimer le jeu des mots et les sentiments qui vont avec… Merci encore nadS pour cette poésie sans fin…

Les choses dites une fois sont dites, les redire emmène dans le vide,

parler alors dans l’air dans le vide.

Quelquefois je vous dis des choses alors que vous êtes absent,

ces choses là, dites en dehors de votre présence, sont dites, je ne peux vous les répéter.

Si elles sont perdues je l’ignore, je sais que vous ne les savez pas,

vous pourriez les deviner. Lorsque je vous revois, alors que vous ignorez ce que je vous ai dit, il devient concevable d’imaginer un décalage entre nous.

Avec mes mots dits, mon histoire avec vous a changé, notre vécu s’est déroulé indépendamment. J’aime ceux qui reprennent le cours de notre histoire là où elle est au moment où nos corps se croisent de nouveau,

ceux qui chaque fois sont là avec ce qui est advenu. Pourtant j’ai un regret,

celui de ne pas vous avoir dit car j’ai plaisir à vous dire

A certains je peux tout dire

A certains j’ai pu tout dire, je ne sais aujourd’hui ce qu’il serait dit

A certains je peux tout dire mais je tais certaines choses

A d’autres je peux dire certaines choses, aussi je ne leur tais rien

A d’autres je ne dis rien bien que je leur parle des minutes entières

Les choses tues sont de deux ordres

Celui des confidences qui vous compromettraient en les écoutant ou

qui envahiraient notre histoire là où elle n’est pas

Celui du vide que créeraient ces choses, à vous, dites.

Face à vous, afin de garder ma substance je ne dis pas des choses, elles me nourrissent, me constituent,

seulement face à vous, à d’autres je peux les dire.

Parfois ces choses que je vous tais pourraient vous être dites mais pas là,

lors d’un autre temps.

Dire m’est précieux, j’y mets du cœur.

… la semaine prochaine j’aurais le plaisir d’avoir pour invité libre Thomas Gornet… un ami qui me veut du bien…



insertion dance party…

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… parfois en écoutant la radio (merci Et pourtant elle tourne sur France Inter) on a envie de regarder des images en mouvements… Voici donc la nouvelle politique d’insertion des prisonniers Philippins… par la danse… et cela donne des choses très drôles et impressionnantes. 1 500 détenus en orange qui dansent sur Thriller de Mickael Jackson… Délirement surprenant… le gouvernement actuel va t-il s’inspirer de cette heureuse initiative ! je pari que non… hélas… Allez tous dans la rue pour danser avec vos tenues oranges… D’autres délires d’insertion ici : les vidéos des prisonniers philippins



fromage râpé…

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… vous aimez le rap… aimerez vous celui-ci, mitonner par le fils d’un sacré numéro ! Je vous laisse imaginer de qui il s’agit… Merci à Miss Trotinette de nous avoir dégotté cette information renversante. C’est tellement surréaliste que même si c’est sincère j’ai du mal à prendre cela au sérieux… Une sorte de parenthèse d’enfant gâté ou pseudo rebelle. et dans cinq ans on le retrouvera conseiller spécial du président, dans 10 ans président de la première chaîne de tv, dans 15 ans ministre… cela sens le fromage râpé bien gros, bien fade et bien rance ! Voici donc le fameux scoop :

« C’est désormais officiel, Pierre S… (fils de The president of france) , 22 ans, fils ainé du président de la République, et Mosey, le producteur de hip-hop du groupe Da Crime Chantilly, sont bien la même personne. Libération le confirmaitle 7 janvier, à la suite des aveux faits par le rappeur Poison sur Radio Générations la semaine précédente:

« A la base je ne savais pas que c’était le fils de S…., je l’ai su il y a six ou sept mois. Ça fait cinq ans que je le connais, je l’ai rencontré dans une fête, il m’a proposé des sons. Quand je l’ai appris, j’ai pété un câble. »

Un secret de polichinelle dont le gratuit 20 Minutes et Le Parisien s’étaient déjà fait l’écho, dans leur édition du 2 novembre. Pour la jeune rappeuse Casey, jointe par téléphone, cette histoire pathétique en dit long sur ce qu’est le milieu du rap aujourd’hui: « Pour moi, c’est la blague de l’année! Le fils S…. on s’en fiche un peu. Comme pas mal de grands bourgeois de son âge, il éprouve le besoin de s’encanailler et de faire un bras d’honneur à papa en allant le provoquer sur son propre terrain. Celui de ces voyous qu’il fustige. Non ce qui me frappe plutôt, c’est l’attitude de ces rappeurs qui espèrent que le fils du Président pourrait représenter un levier efficace pour leur carrière. Je trouve ça piteux. Le rap est devenu un milieu pétri de vaniteux et de cupides prêts à marcher sur la tête des luttes sociales pour arriver.

« C’est emblématique du dévoiement du rap. C’est comme ceux qui se permettent de le parodier impunément pour faire du fric alors qu’ils n’ont aucune légitimité dans le milieu. Mais c’est normal, les rappeurs eux-mêmes sont devenus de grands guignols. Je trouve cette révélation salutaire, elle ridiculise un peu plus ceux qui prennent des postures de caïds et qui par derrière pactisent avec le fils de l’oppresseur… »

 

Une révélation qui fait sourire mais qui fait aussi désordre dans le milieu du hip-hop pour ceux qui n’oublient pas, entre autres, que Hamé, du groupe de rap La Rumeur, est poursuivi, malgré deux relaxes, depuis cinq ans par le ministère de l’Intérieur (alors occupé par S….) pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France.



fred uhlman n’est pas soldé…

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photo, christo, janvier 08

Dans la série Ceci n’est pas soldé… cette semaine un petit mais très beau livre. En écho de la chronique del’ami Gb mercredi dernier cela m’a fait penser à « L’ami retrouvé » de Fred Uhlman un petit livre bien au chaud dans ma bibliothèque que j’avais adoré en son temps par sa bouleversante histoire, si personnelle et pourtant universelle ! J’avais aussi beaucoup aimé le film adapté du livre par le cinéaste jerry schatzberg en 1989… Et en m’intéressant de nouveau à cet écrivain… je m’apperçois qu’il y a un texte « Lettres de Conrad » qui donne une autre version de l’histoire de l’ami retrouvé ou du moins une sorte d’épithaphe à cette belle histoire. Ne l’auyant pas lu… je me dépêche de combler ce vide… Merci l’ami Gb de me rappeler à ce beau moment de littérature à poursuivre…

Fred Uhlman (né le 19 janvier 1901 à Stuttgart, Allemagne, mort à Londres en avril 1985)est un écrivain et peintre britannique d’origine allemande.

L’enfance de Fred Uhlman aura été aventureuse, c’est le moins qu’on en puisse dire. Dans sa jeunesse, il fréquenta le lycée Eberhard Ludwig de Stuttgart. Ses matières préférées étaient le français, l’allemand, l’histoire et les mathématiques. Il débuta des études de droit en 1927 à l’université de Tübingen, puis à Fribourg et Munich ; il devint avocat.

Il ne put maintenir son cabinet dans l’Archivstrasse à Stuttgart, ses activités au SPD(Parti social-démocrate d’Allemagne), et quitta son pays pour Paris le 24 mars 1933, échappant ainsi au sort qui attendait de nombreux juifs. À Paris, il se livra à des occupations diverses : création d’un cinéma pour enfants, journalisme, vente de tableaux, commerce de poissons tropicaux. C’est là aussi qu’il débuta une carrière de peintre.

En mars 1936, son séjour à Tossa del Mar en Espagne coïncida avec le début de la guerre civile mais il eut le temps d’y rencontrer sa future épouse, Diana, fille de Sir Henry Page Croft, membre du parlement britannique. Il fut alors obligé de quitter l’Espagne pour le Royaume-Uni en 1938, pays dont il ne connaissait ni la langue, ni les coutumes.

Là-bas, il installa le Comité des Artistes refugies, un centre anti-nazi pour les réfugiés et les combattants d’Espagne, mais quelques mois plus tard, alors que sa femme attendait son premier enfant, il fut fait prisonnier à l’île de Manpar les Britanniques en juin 1940, car considéré comme suspect, étant d’origine allemande ; c’est pourquoi il fut enfermé au camp d’Hutchinson, où les internés passaient leur temps à peindre ou à écouter des conférences. Mais, c’est là aussi qu’il put continuer à exercer son ancienne passion, la peinture. Fred Uhlman témoigne :

« Ce n’étaient pas les hommes les plus intelligents qui tenaient le coup le mieux, mais ceux au quotient intellectuel le plus bas. Pour certains c’était le bon temps, puisque tout leur était procuré : asile, nourriture, compagnie et ils étaient à l’abri des bombardements aériens. Assis sur la pelouse, ils jouaient aux cartes du matin au soir, parfaitement heureux… »

Libéré, Fred Uhlman deviendra un Britannique et un peintre célèbre. Il meurt à Londres en avril 1985. Il dédiera son livre L’ami retrouvé à Paul et Millicent Bloomfield.

souce : wikipedia.org



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